Vous avez perdu un bébé. Et le monde autour de vous a continué comme si de rien n'était.

Un deuil comme les autres, et pourtant si différent

Une fausse couche. Une IMG. Une IVG douloureuse. Une mort in utero. Un bébé décédé quelques jours après la naissance. Ces situations n'ont pas toutes le même nom médical, mais elles partagent quelque chose d'essentiel : la perte d'un bébé que vous aviez déjà commencé à aimer, à imaginer, à attendre.

Le deuil périnatal est singulier parce qu'il n'y a souvent pas de souvenirs partagés, pas de photos de famille, pas d'histoire à raconter. Il n'y a que ce que vous portiez intérieurement, et qui, soudainement, n'est plus là. C'est le deuil d'un avenir. D'une partie de soi. De son bébé. Et c'est l'un des deuils les plus douloureux qui soit.

a man and a woman looking at the camera
a man and a woman looking at the camera

Ce que la société ne sait pas entendre

"C'était tôt, heureusement." "Vous êtes jeunes, vous en aurez d'autres." "Il faut aller de l'avant." "ça arrive souvent."

Ces phrases, même dites avec bienveillance, minimisent ce que vous vivez. Elles créent une pression à aller bien, alors que vous avez besoin, avant tout, d'un espace pour être mal.

La société a du mal avec le deuil périnatal parce qu'il porte le deuil d'un enfant qui n'a pas eu de vie visible. Et pourtant, il était bien réel. Votre attachement à lui était bien réel. Et votre souffrance l'est tout autant.

peoples walking on pedestrian lane
peoples walking on pedestrian lane

Chaque parent vit ce deuil à sa façon

Il n'y a pas de bonne manière de traverser un deuil périnatal. Certains pleurent beaucoup. D'autres sont dans un état de sidération, presque anesthésiés. D'autres encore ressentent de la colère, contre eux-mêmes, contre le corps médical, contre un avenir qui semblait pourtant promis.

Au sein d'un couple, les deux partenaires traversent souvent ce deuil de façon très différente, selon des rythmes qui ne se synchronisent pas toujours. Cela peut créer de l'incompréhension, de la distance, parfois de la solitude à deux. C'est normal, et c'est précisément ce qu'un accompagnement peut aider à traverser, ensemble ou séparément.

low-angle photo of lightened candles
low-angle photo of lightened candles

Foire aux questions

Est-ce qu'une fausse couche précoce, c'est "vraiment" un deuil ?

Bien sûr. Quelle que soit la semaine de grossesse, une fausse couche peut être vécue comme la perte d'un bébé. La souffrance ne se mesure pas à la durée de la grossesse. Elle se mesure à l'attachement que vous aviez déjà tissé, à l'avenir que vous aviez déjà imaginé. Cette douleur mérite d'être reconnue, pas relativisée.

Est-ce qu'on "guérit" d'un deuil périnatal ?

On ne guérit pas dans le sens où l'on oublie. On apprend à vivre avec. La perte reste, mais elle prend progressivement une place différente, moins envahissante, moins paralysante. Le travail psychologique ne vise pas à effacer le souvenir de votre bébé, mais à trouver comment le porter sans que cela vous empêche de vivre.

Mon conjoint ne semble pas autant affecté que moi — est-ce normal ?

Oui. Les hommes et les femmes vivent souvent le deuil périnatal de façon très différente, et selon des temporalités qui ne coïncident pas forcément. Ce n'est pas un manque d'amour ou d'attachement — c'est une façon différente de traverser la même perte. Mettre des mots là-dessus, en couple, peut éviter que cette différence ne devienne une source de conflit supplémentaire.

Comment vais-je être accompagnÉ(e) ?

Que vous soyez au lendemain de la perte, ou que des mois ou des années aient passé, il n'y a pas de délai passé lequel il serait "trop tard" pour en parler. Le deuil périnatal ne suit pas de calendrier.

En séance individuelle, de couple, ou en groupe de parole, nous créons ensemble un espace où votre bébé peut exister — nommé, reconnu, pleuré — sans que vous ayez à minimiser ce que vous avez vécu.

Peut-on attendre avant de consulter ?

Il n'y a pas de "bonne" période pour entamer un accompagnement après un deuil périnatal. Certaines personnes consultent dans les semaines qui suivent la perte. D'autres viennent des années plus tard, parfois à l'occasion d'une nouvelle grossesse, ou d'une date anniversaire. À quel que stade que vous en soyez, il y a quelque chose à traverser — et vous n'avez pas à le faire seul(e).

Une urgence ?

Contactez la ligne d'écoute 3114 :

Si vous êtes en détresse et/ou avez des pensées suicidaires, ou si vous voulez aider une personne en souffrance, vous pouvez contacter le 3114 : un professionnel du soin, spécifiquement formé à la prévention du suicide, sera à votre écoute.

Accessible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, gratuitement, depuis la France entière.