Votre vie a changé — et vous avec. Mais personne ne vous a demandé comment vous alliez, vous.
Certains bouleversements changent qui vous êtes
Il y a des événements de vie qui ne font pas que changer les circonstances, ils changent aussi l'identité. Devenir mère ou père pour la première fois. Quitter un emploi. Traverser une séparation. Perdre un proche. Recevoir un diagnostic de maladie chronique. Quitter son pays, sa famille, ses repères.
Ces passages font souvent l'object d'une crise existentielle et psychologique profonde qu'on ne voit pas toujours venir. Et souvent, on n'a pas vraiment les mots pour nommer.
Ce n'est pas une fragilité. C'est une transformation. Et les transformations profondes méritent un espace pour être traversées.
Séparation, divorce, recomposition familiale
Une séparation, c'est plusieurs deuils à la fois. La perte du couple conjugal, la perte d'un certain avenir imaginé, la perte des liens familiaux tels qu'ils étaient. Ces deuils sont réels, même quand la séparation était souhaitée, même quand elle était nécessaire.
Certains de ces deuils sont ambivalents : l'objet de la perte est absent et continue à la fois de rester présent psychiquement. Ce n'est pas un signe de faiblesse, c'est la nature même du deuil relationnel.
Pourquoi on n'en parle pas ?
La maladie chronique : faire le deuil de qui on était
Recevoir un diagnostic de maladie chronique, c'est aussi recevoir une nouvelle identité qu'on n'a pas choisie. La maladie vient bouleverser la représentation du temps et soulève l'angoisse de la mort. Elle modifie les rapports aux autres, et finalement les rapports à soi-même.
Certains se résignent et portent ce deuil le reste de leur existence. D'autres relèvent le défi. Mais la plupart d'entre nous oscillent entre les deux, parfois dans la même journée. Un accompagnement ne vise pas à choisir à votre place. Il vise à vous aider à trouver votre propre façon de vivre avec.
Foire aux questions
Est-ce que c'est possible de passer à l'acte si j'ai ces pensées ?
Non. La phobie d'impulsion se définit précisément par l'absence de passage à l'acte et par la souffrance intense que génère la pensée. Quelqu'un qui souffre à ce point d'avoir une pensée n'est pas en danger de la mettre en œuvre. C'est exactement l'inverse d'une intention.
Est-ce que je dois en parler à mon médecin ou à la PMI ?
Un psychologue sait l'évaluer ce symptôme et ne réagira pas avec incompréhension ou alarme disproportionnée. Si vous avez peur de la réaction de votre entourage médical, vous pouvez tout à fait commencer par un espace confidentiel et sécurisé avec un psychologue.
Est-ce que les pères peuvent aussi avoir des phobies d'impulsion ?
Oui. Les phobies d'impulsion touchent aussi les pères et les co-parents, et ils en parlent encore moins, par crainte d'être immédiatement jugés dangereux.
Ces pensées vont-elles partir d'elles-mêmes ?
Parfois oui, avec le temps et la fatigue qui diminue. Mais quand elles s'installent et s'intensifient, elles ne disparaissent généralement pas sans accompagnement. Et surtout, vous n'avez pas à attendre en souffrant. Plus tôt on en parle, plus vite ça se dénoue.
Est-ce qu'un traitement médicamenteux est nécessaire pour les phobies d'impulsion ?
La psychothérapie seule peut suffire dans les cas légers à modérés, mais dans les cas plus sévères, une combinaison psychothérapie + ISRS (Inhibiteurs Sélectifs de la Recapture de la Sérotonine) est recommandée. Votre psychologue peut vous orienter si nécessaire. Mais ce n'est pas une décision prise à la légère, et elle se prend toujours en concertation avec vous, à votre rythme.
Une urgence ?
Contactez la ligne d'écoute 3114 :
Si vous êtes en détresse et/ou avez des pensées suicidaires, ou si vous voulez aider une personne en souffrance, vous pouvez contacter le 3114 : un professionnel du soin, spécifiquement formé à la prévention du suicide, sera à votre écoute.
Accessible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, gratuitement, depuis la France entière.
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